Mon histoire

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Comment tout a commencé

Je suis entré au Parti national libéral en 1996, alors que j’étais en classe de première au lycée d’informatique de Brașov.

Un ami de la famille plus âgé m’avait prêté un livre qui m’avait glacé jusqu’aux os – Les fondements de la philosophie marxiste. Je me souviens encore que, dans la vision de Marx, le contrôle total de la population était l’essence même de la construction d’une société socialiste parfaite. L’une des méthodes aurait consisté à raccorder une communauté à une seule source d’eau contrôlée par le parti. Cette idée – contrôler jusqu’au besoin humain le plus élémentaire – m’a tellement effrayé que j’ai décidé non seulement de ne pas rester à l’écart, mais de m’engager absolument en politique pour ne pas laisser, ou du moins essayer de ne pas laisser, de telles horreurs se produire. Aussitôt dit, aussitôt fait. Internet était encore inconnu et peu utilisé, alors je me suis rendu au siège de trois partis et leur ai demandé de la documentation imprimée. J’ai reçu les doctrines du Parti de la démocratie sociale de Roumanie, du Parti de l’unité nationale roumaine et du Parti national libéral. Je me suis rapidement reconnu, par la mentalité, la construction et la structure, dans la doctrine du PNL. L’étape suivante a été de me renseigner sur le parti que j’avais choisi. C’est ainsi que j’ai découvert Brătianu, Golescu et Ghica et que j’ai été de plus en plus fasciné par ce grand parti et par les personnes qui en avaient fait partie. Aujourd’hui, bien sûr, il est beaucoup plus facile de s’informer grâce à l’immense ressource qu’est Internet. L’une d’elles est : Wikipédia

À la même époque, j’ai rencontré Adrian Veștea qui, de cinq ans mon aîné, était déjà engagé dans la Jeunesse nationale libérale de l’époque.

Peu à peu, je me suis impliqué dans la vie du parti : organisation interne, collage d’affiches sur les poteaux en béton et surveillance de celles-ci et, enfin, organisation d’événements pour attirer de nouveaux jeunes. L’un des premiers a été un tournoi d’échecs à l’échelle de la ville, pour lequel j’ai dû donner une bouteille du vin fait par mon père à un tourneur sur bois en échange de trois coupes joliment travaillées et vernies. J’étais très heureux d’avoir réussi, malgré le manque de moyens, à régler la question des prix. Ces belles années se sont poursuivies avec une première école politique à laquelle j’ai participé en 1998 à Poiana Brașov. Je me souviens qu’on nous avait dit de porter absolument une cravate aux cours, car de grands hommes d’État viendraient nous former. C’est ainsi que j’ai découvert pour la première fois le fonctionnement des campagnes électorales et compris celui d’une « machine » politique de la taille du Parti national libéral.

En 1998, je me suis inscrit à la Faculté de mécanique, section mécanique de précision, de l’Université Transilvania,

une faculté qui m’a déçu assez rapidement, à cause à la fois d’infrastructures vétustes et de mentalités figées dans la fierté du socialisme prolétarien. Les professeurs nous expliquaient encore, entre autres, que l’État seul fait et défait tout et que l’État doit être grand pour que le pays soit fort. Le coup de grâce à mes espoirs a été porté par un professeur qui, lors d’un TP de deuxième année consacré aux horloges, altimètres, baromètres et autres mécanismes de précision, debout devant un engrenage, nous a expliqué avec beaucoup de fierté, le regard tourné vers le haut et en gesticulant – Chers étudiants, vous êtes devant un tableau de bord d’avion qui ne date pas de la Seconde Guerre mondiale, mais bien de la PREMIÈRE. Oui, en l’an de grâce 2000, alors que les Américains construisaient des véhicules pour les envoyer sur Mars, nous apprenions sur une technologie de 1900. À l’époque je croyais aux coïncidences, mais je sais aujourd’hui que cette expérience n’était pas un hasard : en flânant dans la résidence universitaire sur la colline, déçu et dégonflé quant à mes perspectives d’ingénieur, et avec un œil exercé par le travail au parti à repérer les affiches, l’une d’elles, intitulée « Work and Travel USA », a attiré mon attention. Bien sûr, tout cela semblait très beau et, même si les États-Unis n’avaient jamais été un rêve ni même une curiosité pour moi, l’affiche bien faite a d’abord attiré l’œil du jeune critique de l’affichage publicitaire que j’étais. Elle était très bien conçue, bien espacée, alignée, les couleurs n’agressaient pas l’œil, elles attiraient même par l’harmonie de leur combinaison. Je l’ai examinée, lue, et j’ai même noté un numéro de téléphone que j’ai appelé plus tard, en leur disant très clairement, d’emblée, que je ne discuterais que s’ils ne me demandaient pas d’argent. Si c’était une arnaque pour soutirer quelques sous à des étudiants, qu’ils ne perdent pas leur temps avec moi, je ne tomberais pas dans le piège. La dame à l’autre bout du fil a été très aimable et m’a assuré qu’il ne s’agissait pas d’une escroquerie et qu’on ne me demanderait pas d’argent en dehors des frais prévus, et encore, seulement à la fin, une fois le visa accordé. Bien que méfiant, je suis resté au téléphone et j’ai ensuite suivi toutes les étapes. J’ai réuni rapidement tous les documents et, deux mois plus tard, à 21 ans, j’atterrissais à l’aéroport international John F. Kennedy de New York. C’est là qu’ont commencé une expérience et une formation que seuls les États-Unis peuvent offrir et qui me définissent encore aujourd’hui.

J’ai fêté mes 22 ans aux États-Unis, le jour de Noël.

C’était mon premier anniversaire sans mes parents, sans argent de leur part, sans les embrassades de la famille auprès de laquelle j’avais grandi. À la fin de mon contrat de quatre mois dans la colonie de vacances pour enfants de New York où j’étais employé, voyant que dans ce pays on pouvait gagner 100 dollars par jour et comparant ce revenu à celui de la Roumanie, qui tournait lui aussi autour de 100 dollars, mais par mois, la décision de rester aux États-Unis a été purement économique et l’une des meilleures de ma vie. Les États-Unis m’ont d’ailleurs donné non seulement une expérience et une formation entrepreneuriales exceptionnelles, mais surtout une famille avec trois petites filles – quatre si l’on compte mon épouse, une sorte de petite générale de brigade qui a toujours dépassé, et dépasse encore, mes attentes. Sur mes neuf années dans la diaspora américaine, pendant lesquelles j’ai eu trois entreprises, dont l’une (Tiny Steps) a même survécu à la traversée de l’océan et fonctionne très bien ici aussi, je vous raconterai une autre fois, et j’ajouterai probablement ici le lien vers cet article.

En 2009, je suis rentré en Roumanie.

La crise financière de 2007-2008 nous a fait repenser nos priorités, et nous avons estimé que la famille et la sécurité des enfants comptaient plus que les avantages financiers, qui avaient bien sûr leur importance. Nous avons décidé de rapprocher les petits-enfants de leurs grands-parents, de poursuivre l’entreprise familiale ARA fondée par mon père dès 1990, et d’essayer d’en développer d’autres à côté. Nous avons dit : essayons. Essayons et faisons le bilan dans cinq ans. Si tout va bien, nous restons en Roumanie, sinon nous repartons en Amérique. Et aujourd’hui, nous sommes toujours là. La première année, nous avons fait une pause dans les affaires et l’engagement civique pour nous consacrer à nos trois petites filles. La famille a toujours été pour moi un lieu sacré, mon point d’équilibre et le fondement de tout ce que je fais. Les plus beaux moments de ma vie, je les ai vécus avec mes filles, avec qui j’ai passé énormément de temps. Jusque vers dix ans, quand elles ont commencé à se couper les ongles elles-mêmes, c’est moi seul qui les leur coupais. Oui, j’ai coupé des ongles pendant 30 ans. Nous les avons emmenées presque partout, et tous nos projets se sont faits avec elles, pas pour elles. Nous n’avons sacrifié aucune journée, parce que nous ne voulions pas qu’il existe un jour où elles vivraient avec un parent, ou même les deux, sacrifiés.

En 2012, je me suis présenté pour la première fois aux élections locales, sur les listes du Parti national libéral.

Tout juste rentré au pays, ma place sur la liste ne suffisait pas à m’assurer un mandat aux côtés des neuf conseillers remportés par le Parti national libéral. Il a fallu une véritable campagne, au cours de laquelle j’ai appris beaucoup – plus que si j’avais fait partie des neuf. C’est à ce moment que j’ai compris que dans la vie il n’y a pas d’échecs, seulement des leçons, dont on tire parfois quelque chose, parfois non. Les meilleures leçons sont celles où l’on semble perdre, mais où, en analysant ce qui s’est passé, on découvre les vrais détails qui, légèrement modifiés, auraient changé le résultat. En politique, c’est exactement comme dans les affaires : une faillite vous apprend bien plus qu’un succès. L’important est de ne jamais s’arrêter. Toujours en 2012, j’ai fondé avec mon épouse une équipe de cheerleading à l’américaine à Râșnov, avec laquelle nous avons remporté la même année notre premier titre de champions nationaux face à dix autres clubs du pays. Avec  Râșnov Cheerleaders nous avons atteint les demi-finales de Românii au Talent (l’équivalent roumain de « Got Talent ») et les demi-finales de România Dansează. Vous trouverez plus d’informations sur ce projet ici.

En 2013, nous avons inauguré un nouveau bâtiment de 200 m² pour l’école maternelle Tiny Steps, l’entreprise que j’avais lancée à Chicago, dans l’Illinois, en 2007.

Toujours en 2013, nous avons organisé avec notre club sportif le Championnat national de cheerleading, un événement qui a réuni environ 1 000 enfants de 21 villes du pays.

En 2014, j’ai relevé le défi de devenir président du Patronatul Român Brașov (organisation patronale roumaine),

une association d’entrepreneurs que j’ai fait passer de 0 à 200 membres de divers secteurs en seulement deux ans, grâce à des événements réunissant la communauté d’affaires du département de Brașov. Plus d’informations sur ce projet ici.

En 2015, j’ai poursuivi l’organisation d’événements sous l’égide du Patronatul Român Brașov

sur la fiscalité et j’ai soutenu de grands événements organisés pour l’industrie de Brașov, comme DemoMetal et j’ai fondé, le 8 mai, l’ Association des parents de l’école Peter Thal la même année, nous avons réussi à doubler la surface de Tiny Steps de 200 à 400 mètres carrés, ce qui nous a aussi permis de créer un accueil périscolaire (After School).

En 2016, je me suis présenté pour le Parti national libéral au poste de conseiller municipal de Râșnov et j’ai été élu pour un mandat.

Avec toutes les nouvelles responsabilités liées à mon mandat de conseiller municipal, j’ai poursuivi la série d’événements organisés sous l’égide d’EMET et du Patronatul Român pour mettre les entrepreneurs de Brașov en relation avec les opportunités et les nouveautés en matière de financements non remboursables.

Sur le plan sportif, du 4 au 18 octobre 2016, j’ai organisé la première édition de RâșnOff Road, un événement de niveau mondial, de véritables olympiades du tout-terrain, où plus de 1 200 distributeurs, concessionnaires et journalistes des sept continents sont venus à Râșnov pour découvrir et tester des véhicules tout-terrain.

En 2017, j’ai été choisi par le Bureau permanent départemental pour diriger la Commission pour l’économie, l’environnement des affaires, l’énergie et le tourisme du PNL Brașov (EMET).

Au printemps 2017, j’ai mis en œuvre à l’Association des parents de l’école Peter Thal un projet pilote unique dans le pays : Évaluation des aptitudes professionnelles des élèves de la 5e à la 8e année. Plus tard, en 2022, j’allais devenir président du Comité départemental des parents de Brașov.

La même année, nous avons aussi organisé la 10e édition du Championnat national de cheerleading, ici même à Râșnov. Un très bel événement dont vous pouvez lire le récit ici.

2018 a commencé par des réussites qui m’ont apporté des satisfactions durables.

En janvier, à la suite de négociations avec le ministre de l’Éducation, j’ai réussi, avec la Fédération nationale des associations de parents, à faire modifier le règlement-cadre d’organisation et de fonctionnement des établissements scolaires (ROFUIP). L’article ici.

2018 a été si riche en événements que j’ai décidé de tous les présenter séparément, ici.

Au-delà de tout cela, ma plus grande joie, l’équilibre qui m’ancre dans la réalité et en même temps l’essence de ma vie, c’est ma famille : mon épouse et mes trois filles qui illuminent chaque jour mon âme.

L’histoire continue.

Depuis, je suis passé d’un engagement au niveau de l’école et du département à la représentation des parents aux niveaux national et européen : vice-président, puis président de la Fédération nationale des parents de Roumanie – Edupart et, depuis 2026, vice-président de l’European Parents’ Association. Les détails se trouvent sur la page Parcours, et les interviews et apparitions récentes dans Activités.